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Georges est installé à la Galerie "Tournez la page,"

Pour un mois environ, les "platis" de Georges sont mis en scène. Ustensiles en fin de vie, champignons de lessiveuse, sceaux à charbon, bouilloire, cafetière, théière ... hétéroclisme total, qui permet à Georges de créer ses objets au gré de ses humeurs, de les détourner, de les "platir", tapissant les murs de poésie et racontant plein d'histoires à rêver, s'évader, s'enchanter.

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Georges, que j'ai rencontré au Printemps des Poètes à Bécherel, lors de la pêche à la ligne de poèmes, écrit aussi des poèmes ; en voici un qu'il a intitulé " Défense du droit de propriété artistique et intelectuelle contre les copieurs, plagieurs et autres rats".

"Rats poisseux", artistes approximatifs à l'âme courte,

bouffons chamarrés, qui

n'impressionnent que l'ambiance trouble des milieux snobs

et sur-aisés,

Triste privilège,

votre travail n'est qu'un patchwork de "pompage", à droite

et à gauche, et vos "oeuvres"

se dégonflent comme "vessie", dès que le mystère est levé.

Beaux pantins, on ne joue pas avec les choses sacrées.

Costume sans homme à l'intérieur, que le porte-manteau

seul peut tenir debout.

Courage, homme vrai!

Que cette armée d'épouvantails du vide et de l'argent  ne te

trouble pas, le prochain vent les

emportera.

Les belles âmes du passé ont une autre carrure.

Volez, les argentiers de l'Art, les "speculos" à la petite

semaine, l'Amour n'est pas pour

vous !

Honte à vous tricheurs, truqueurs, coupeurs de cheveux

laids en quatre, chirurgiens

malhabiles,

tritureurs et savants fous, tricotant à l'envers vos

cervelles spéculatives et glauques, pour

faire suinter un génie improbable.

Vooouuuhhh!

Sauvez-vous, races d'argent, cupides ! Vos sexes d'or bandent

mal et vous maîtresses sont laides.

Votre vol est lourd et les ventres raclent la terre.

Ecartez ! Chaud devant, la beauté passe ...

Visages congestionnés, buvez la honte

Les vents glacés des espaces vides lèchent vos âmes

frissonnantes et le voyage sans poche

dilate à l'excès vos pupilles fixes et ahuries.

Georges Moreau