27 février 2009
Fête du Livre à Bécherel à Pâques
Les 11,12 et 13 avril prochain à BECHEREL (35)
aura lieu le XXIème Fête du Livre
sur le thème : Journalistes Ecrivains.
J'ai l'honneur d'avoir été choisie pour organiser la table des écrivains journalistes invités à cette fête du livre, organisée par le comité de concertation de Bécherel, cité du livre.
Les écrivains qui seront présents pour des conférences et des séances de signature seront : Michel Le Bris, Yvon Le Men, Irène Frain, Olivier Weber, André Célarié, Catherine Van Moppes, Jean Lebrun, Marc Kravetz, Marie Noël Rio, Hubert Coudurier, Marie-Eve Therenty ... et d'autres qui doivent confirmer bientôt.
J'organise donc sous le châpiteau installé dans la cour du Théâtre de l'Espérance une librairie nomade avec des ouvrages de tous ces auteurs, en particulier ceux pour lesquels ils viendront en conférence. Ce sera donc l'occasion non seulement de les découvrir, les rencontrer, mais aussi de faire connaissance avec des maisons d'édition moins connues telles les éditions Bleu Autour, les Editions du Sonneur, etc...
Je vous attends donc nombreux à cette occasion et vous espère trois jours d'écoute, découvertes, plaisir.
PRINTEMPS DES POETES
C'est le PRINTEMPS DES POETES, donc et cette année le thème est le RIRE. Voilà une bien belle idée en ces temps sombres et agités. Je vous propose donc une petite sélection pas toujours orientée vers le rire, mais à coup sûr de livres de poésie. Importance absolue de la poésie, qu'elle vive encore et toujours comme une respiration de l'âme.
Un poète a écrit sur un mur mouillé :
UN POETE A ECRIT SUR UN MUR MOUILLE.
Parfois la vie, ce n'est pas compliqué.
Alain Serres (Rue du Monde - "ça fait rire les poètes" recueil)
Pour assurer la transition avec la poésie hors thème du rire, ce nouveau Dumortier chez Cheyne.
Et, avant de vous laisser savourer ces textes et bien d'autres encore, l'éditorial signé Jean-Pierre Siméon, pour le journal des Lectures sous l'arbre organisées par Cheyne éditeur à Chambon sur Lignon en août 2008 :
Passant,
Regarde ce grand arbre et à traves lui,
il peut suffire.
Ce que disent ces vers de Bonnefoy recèle pour une bonne part le sens de nos rencontres. Car l'arbre sous lequel nous lisons et conversons dans l'été de Cheyne, s'il est bien fait de racines, de branches et de feuillage, est aussi cette frondaison de langage, cette rumeur des songes, ce remuement d'ombres et de clartés dans la pensée, qu'on nomme ordinairement : poésie. (...)
C'est reconnaître que la poésie n'est pas à l'écart, mais qu'elle est l'expression d'une lucidité persévérante au coeur du débat commun.
Les prochaines Lectures sous l'arbre pour cette année 2009 auront lieu du mardi 18 au dimanche 23 août à CHAMBON-sur-Lignon (43). http://www.lectures-sous-larbre.com
21 février 2009
Réponse d'auteur
Encore une fois que de chance. François Perche nous répond à Stéphanie et à moi qui avons tant aimé son livre, alors tout de suite, voici ses mots pour vous aussi.
Merci beaucoup à Stéphanie et à vous pour cette bouffée de plaisir que j'ai eu lorsque j'ai lu votre blog.
Mérédith m'avait déjà beaucoup parlé de vous.
J'espère que l'on se rencontrera un jour.
Bien amicalement.
François Perche
19 février 2009
Quelle chance !
http://www.editionsfolleavoine.com/
Quelle chance j'ai ! Yves Prié des éditions Folle Avoine m'a offert en avant-première le prochain recueil à paraître en mai de Jean-Paul Hameury. Il s'intitule Errances et je vous encourage à vous rendre sur le site de l'éditeur pour découvrir l'oeuvre de ce poète majeur. Alors pour vous aussi, cadeau, un extrait de ce nouvel ouvrage à venir.
Au bout de l'embarcadère où passent
vagues après vagues
les eaux des avenirs entremêlés
ils s'efforcent de vivre autrement.
Affamés soudain d'ignorance
oublieux des souvenirs et de tout savoir
ils tentent de faire face aux horizons.
Ils fixent les ciels imprévisibles
et le vide et le rien
et le vide dans les ciels
autour de toute chose.
Ils espèrent la survenue
de quelques futurs vraisemblables
d'autres visages _ plus sûrs _
de l'infini.
extrait de Nuits
Nouvelle exposition en mars
Le mois prochain Alain Chenard exposera à Tournez la page. Merci à Yann pour son superbe carton d'invitation. Quand les talents conjugués des amis ...
Poésie encore et toujours, merci Mérédith.
Stéphanie Legros est en stage depuis une semaine à la librairie et c'est bonheur pour moi de discuter chaque jour avec elle de littérature, de poésie, de ressenti donc. Je lui laisse maintenant la parole (écrite!) à propos de la dernière parution des Editions MLD : le livre de François Perche, ancien libraire, déjà publié entre autres aux éditions Paupières de Terre et qui nous livre à l'orée du printemps un superbe texte.
"Voyage d’un petit garçon devenu homme au pays des petites filles qui ne clignaient pas des yeux et dont le souvenir le fait grandir. Son talent nous amène à redécouvrir la magie de chaque existence, le rêve que porte chaque rencontre. Premiers battements de paupières, le parfum inconnu d’une voisine d’en face que l’on s’amuse à imaginer, le sourire convenu d’une guichetière qui pourtant recèle tellement de promesses, et toujours cette voisine d’en face, sur laquelle l’écrivain en devenir projette son imagination, ses pensées les plus secrètes, cristallisant ses regrets aussi. Tous ces instants éphémères, ces petites bouffées de mémoire racontent nos enfances qui s’éloignent pour surgir parfois telles des brindilles d’innocence. Il vous faut lire ce livre de François Perche dont la poésie n’a d’égale que la sensibilité pour vous réjouir de cette fulgurance de printemps dans notre vie trop souvent terne."
Stéphanie Legros
14 février 2009
MERVEILLEUX DEBUT DE JOURNEE
En rose, car aujourd'hui je vois la vie en rose, du moins le temps de lecture de ce message de Mérédith (éditions MLD) et de sa copie immédiatement sur le blog. Des compliments, alors mon ego hypertrophique n'y résiste pas, je les mets en ligne, na !
A propos des éditions MLD, je vous chroniquerai très bientôt le nouveau livre qui y est publié : "les petites filles ne mon enfance ne clignent pas les yeux" de François PERCHE.
Bonjour,
Je suis membre du club-lecture de la bibliothèque de Dinan et j'ai assisté
mercredi soir à la rencontre avec Colette Seghers. Je souhaite faire un
compte-rendu de la soirée pour notre journal et le blog du club.
M'autorisez-vous à y insérer la photo de la couverture du recueil de
nouvelles ?
J'ai beaucoup apprécié cet échange. Vous étiez tous les trois
passionnants à écouter. Et je n'ai pas pu repartir d'ailleurs sans le livre
de Colette Seghers. En tant que lectrice (même si je ne connais pas tout
votre catalogue), j'aime beaucoup votre travail. Les livres en tant que
supports sont très beaux et très agréables à manipuler. Le "profil perdu" de
Line Aressy a été une belle découverte pour moi. C'est Hélène Camus de la
librairie Tournez la page qui m'en a parlé. Elle vous défend avec énergie et
enthousiasme comme seuls les vrais librairies savent le faire.
Cordialement,
HD
05 février 2009
MAGNIFIQUE
Quelques heures, oui, seulement quelques heures pour dévorer le dernier roman d'Olivier Adam. Je n'avais jamais lu ses ouvrages, il n'avait pas besoin de moi pour vendre n'est-ce-pas ? Et puis en ce début d'année morose (litote), le titre m'a attirée. Des vents contraires, oui, vraiment c'est bien cela, à la fois dans ma vie et celle de mes amis proches, dans le pays aussi ; et puis Saint-Malo, (nous sommes à deux pas), la Bretagne, quand il fait beau plusieurs fois par jour, la force des marées, d'autres déferlantes que celles de Claudie Gallay mais aussi belles, aussi impressionnantes.
Quelques heures, oui, mais dès les premières pages j'étais conquise, je ne pouvais plus m'arrêter. L'histoire de Paul, de ses deux enfants Manon et Clément, de la terrible séparation d'avec leur femme et mère, comme ça, du jour au lendemain, sans explications ni à recevoir, ni à donner par conséquent. Paul emménage au bout d'un an à Saint-Malo, ville de son enfance, dans laquelle il peut se rapprocher de son frère, espérer un semblant d'apaisement au bout d'un an. Olivier Adam raconte ainsi avec une grande beauté le chagrin, le terrible chagrin du père et celui oppressant des enfants, la distance qui s'installe entre ce noyau dur qu'ils essayent de protéger et la vie des autres, incompréhensible pour eux mais qui parfois fait incursion comme autant de bouffées d'air pour continuer à vivre.
Les mots sont beaux, forts, les phrases ont un rythme qui épouse les humeurs et les sursauts, la côte bretonne et Saint-Malo apportent un contre-point grandiose, l'histoire aussi possiblement sombre qu'elle soit, galvanise, fait sourire, émeut surtout, bouleverse et donne à penser pour longtemps.
03 février 2009
Quelle Russie ?
Quelle Russie connaissez-vous ? Celle d'avant la chute du mur de Berlin, quand elle s'appelait l'Union Soviétique, celle de Poutine où le capitalisme le plus débridé cotoie la mafia et la dictature ?
Dans son dernier roman, Andréï Makine, qui écrit en français depuis qu'il s'est installé en France et a été primé pour le "Testament français", continue de nous parler de sa Russie natale, bien plus ancienne que tous les changements politiques qui l'ont traversée depuis plusieurs siècles. En choisissant de nous emmener à Saint-Pétersbourg (qui fut Léningrad après avoir été Saint-Pétersbourg) sur les traces d'un écrivain exilé en France et désireux de renouer 20 ans après avec son pays, nous allons rencontrer un inconnu, perdu dans la furie des préparatifs de la gigantesque fête organisée pour le tricentenaire de la ville. A cause du décalage entre ses souvenirs et la frénésie qu'il découvre, Choutov, notre écrivain décalé, amoureux de Tchékov, passe une nuit avec cet inconnu dans un appartement en plein travaux de rénovation qui de communautaire va devenir individuel pour une surface où vivaient auparavant plusieurs familles ! L'inconnu raconte et c'est le siège de Saint Pétersbourg qui revit, la fin de la guerre, les purges staliniennes, les camps en Sibérie, et déjà une autre folie qui s'installe faite de suspicion, dénonciations, exactions.
Il faut écouter cette voix dans la nuit qui permettra à Choutov de se retrouver, de continuer sa route ; quant à nous elle résonnera longtemps dans nos mémoires, comme un chant funèbre qui dépasse les peurs du présent pour nous transporter dans l'intemporel de l'espoir qui ne tient à rien.




























