encre du passé

Mael et Bauza nous offre une bande dessinée chez Aire Libre, superbe de douceur, d'élégance et de sens. Un récit initiatique sur l'art de la peinture au Japon et de la calligraphie aussi, avec toute cette persévérance et cette humilité qu'il faut pour atteindre la pureté du trait, la sensibilité du texte, le sens de la vie. Atsuko est une fillette qui survit dans une teinturerie où son goût pour la peinture peut s'exprimer à ses heures de loisir, qui sont peu nombreuses pourtant ; Hidéo un calligraphe itinérant, qui s'imagine au bout de son chemin, la rencontre fortuitement et devine son talent en devenir. S'en suit un périple qui les conduira à la capitale, où elle sera confiée à un maître, peintre reconnu à la cour. L'émotion est palpable dans ce récit dont les cases sont si belles, les couleurs si douces, tout en retenue, pour dire sans dire, la force nécessaire pour que l'inspiration ne s'assèche pas et que la vie soit à chaque oeuvre un véritable recommencement.

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