09 octobre 2009
"des rives" invite le Poète Hérvé Eléouet à "tournez la page" le Samedi 17/10/09 à 15 h

10 septembre 2009
Soirée poésie et cinéma à la librairie
Vendredi 18 septembre à 20h00
01 août 2009
Programme de la rentrée de DES RIVES
Le voici, il sera plus amplement présenté et documenté le temps venu, bien entendu.
- le 19 septembre: Gilles Tasse, cinéaste, poète et islandophile
- le 17 octobre: Hervé Eléouet, poète, anamzérien et ruegolo
- le 21 novembre: Yann Le Rousic, artiste polyvalent et capitaine des rives
- le 12 décembre: Gilles Bizien, poète, écrivain et peintre de renommée
23 juin 2009
De la rigole et de l'ombre
Samedi 20 juin à la librairie
L'association "des rives" a présenté une heure de poésie
sur le thème de l'eau : "Eaux vives"
avec comme invité d'honneur, Nadine Dupeux,
pour son ouvrage : De la rigole et de l'ombre.
Nous étions une petite quinzaine, lectrices compris, ce samedi à la librairie pour dire de la poésie. Nous avions organisé, grâce à l'association Des rives, qui se réunit tous les samedis à la librairie, une heure de lecture sur le thème de l'eau avec pour pièce centrale le texte de Nadine Dupeux et un cheminement de la source à la mer grâce à des auteurs tels : Françoise Bocquentin, Jean-Claude Dubois, Bernard Manciet, Guillevic, Mahmoud Darwich, Mérédith Le Dez, Louis Dugas, Jean-Marie Berthier, Anne-José Lemonnier, Yves Prié, Hervé Carn, H. Girard et Baricco.
Olof Pétursdottir de l'association Des rives nous a également lu le long de ce chemin aqueux des poèmes qu'elle a écrit.
Vous pourrez trouver colonne de gauche de ce blog, le diaporama de cette belle heure de poésie, grâce aux photos réalisées par M. Salarnier.
11 juin 2009
Collection HAUTES HERBES
Nouvelle collection aux Editions MLD :
poésie
Collection Hautes Herbes
Et bien sûr, pour la commencer, un livre du directeur de cette collection : Jean-Marie Berthier, que j'ai eu la chance de rencontrer hier en compagnie de sa jeune éditrice. Voici la "note d'intention" de cette nouvelle collection :
"Hautes Herbes accueille en poésie la lumière et le cri, l'arbre et son ombre, l'homme et ses mystères. Elle préfère à tous les parfums du monde l'odeur d'une terre mouillée."
Le temps coule dans l'espace
Le temps coule dans l'espace
comme le sang des veines
et les lacs ont les yeux verts
à regarder si longtemps
la possible espérance
au ventre gris du ciel
L'espace ouvre ses hanches
et marche sur les arbres
aussi vainement que
toujours
sur les vents songent
la saison des guitares
et la fièvre des anges.
27 mai 2009
Le sable du monde
Merci Monsieur Jean-François Pocentek. Je referme juste ce roman poème, je laisse un moment le bouillonnement des images reposer, les émotions se retricoter à l'instant présent, mes mots à moi revenir à la surface pour dire le bouleversement que la patience des goélands a installé.
Je voudrais un crayon magique pour souligner toutes les phrases en les élisant les unes après les autres, retenir des paragraphes entiers ; je les reconnais ces enfants qui habitent vos lignes, l'enfant lune surtout je le connais et comme vous je l'aime, et vos mots le caressent et le font vivre avec joie et tendresse. Camille aussi j'ai cheminé à son côté, écouté sa vie, embrassé la mer avec ses yeux. L'espace d'un livre, grâce à vous, j'ai été cette femme assise sur le banc face à la mer, se racontant ses vies, ses rencontres, le bon et l'injuste, l'amour et le chagrin et puis la simplicité du jour qui passe, éclairée de chaleur humaine, endeuillée des départs aussi, vivante d'écriture dans le sable du monde.
26 mai 2009
Monsieur Rougerie est venu
Monsieur Rougerie (et Gisèle !),
Monsieur Rougerie est venu, comme chaque année au printemps, me faire découvrir les dernières parutions : toutes imprimées sur Gisèle (voir photo), et quand on passe le doigt sur les pages on sent le grain de l'écriture.
"Chez elle, les images des ans se fanaient de poussière et n'avaient rien à faire avec la masse des temps.
Alors, en grand secret entre harmonie et fureur silencieuse, elle vivait."
"Le soir ils ne sortent pas, restent assis sur le seuil de la maison, les yeux ouverts mais ne regardent pas plus loin que l'au-delà de cet oiseau glissant dans le vide, ils écoutent cette femme qui leur sourit avant de s'éteindre comme une bougie que l'on souffle, droite et raide."
"le vent me fend les ailes
ouvre la porte maman
j'ai attrapé la rage
peur peur peur
il faut me mettre en berne
border ma détresse à grands bras"
Et d'autres auteurs encore :
Emmanuel FLORY pour "Sur le ton exact du désir" :
"Ce n'est rien d'autre qu'un peu de sable mouvant échappé de quelques pages de Venise
comme on répète en silence les mots inventés d'un véritable amour".
Pierre BACLE pour "Traces pour le silence" :
"Un murmure dans les taillis caché derrière les volets clos, la lumière déjà manque au lierre, un mot s'est pris au piège sur le mur"
Georges DRANO pour "Premier soleil sur les buissons" :
"S'approcher du buisson, de l'insaisissable, laissant les plantes devenir ce qu'il est, jusqu'à l'état sauvage des racines entre les pierres. Loin de la liesse des lierres escortés par les nuages. Il ne manque pas une feuille au chant des feuilles où le jour se découvre. D'où il vient, que ramené à l'étendue d'une touffe végétale, le sujet n'échappe pas à
son destin terrestre".
07 mai 2009
La patience des goélands
Un bonheur de libraire, une fois encore : ce matin au courrier un petit livre à la couverture blanche avec rabats et le fameux hibou à lunettes ; le dernier ouvrage de Jean-François Pocentek. Je vous ai déjà fait part de mon enthousiasme pour ses deux premiers titres publiés chez ce même merveilleux éditeur : Café des immobiles et L'écluse des inutiles. Les trois récits sont indépendants mais l'univers de l'auteur les relie par la beauté des phrases, les accents verlainiens de son écriture, la délicatesse et la pudeur des sentiments qui animent ses personnages, leur infinie simplicité. Un homme est assis sur un banc, face à la mer du Nord, une femme vient s'asseoir à ses côtés pour reprendre souffle.
Et l'auteur m'écrit dans sa dédicace : "Un homme, un banc, une femme et la patience des goélands qui gardent le sable du monde". Emotion.
07 avril 2009
Editions La part commune
Aujourd'hui à la librairie nous avons eu le tournage d'une émission qui sera retransmise sur France 3 courant septembre et qui faisait le portrait d'Olof Pétursdottir : sa poésie, ses traductions du breton en islandais, son travail dans le domaine de la poésie. En même temps, nous recevions notre commande des livres de poésie édités à La Part Commune. Alors, pour partager, voici quelques titres de cette ronde de poésie proposée par cet éditeur.
04 avril 2009
Poème de la semaine
(collage Olöf Pétursdottir)
L'insouciance est une tente fragile
je l'ai dressée sur une butte
à l'abri des grands rochers
rouge mon courage dans l'oeil du cyclone
douceur de la vie qui pourtant déchire délire défile
à l'abri des grandes ailes de l'ange
je construis un univers sous la toile
l'insouciance douceur de vivre
danse les yeux fermés au bord du précipice
l'insouciance confiance entend les anges lit leurs paroles plumées
écoute leur code duvet sur les feuilles rouille
et rit au nez du gouffre du soufre de la mort anéantie atterrée ajournée
grand feu de joie
feuilles mortes platitudes partent en fumée
adieu mesquinerie cloisons cadenas chaînes
adieu décrets barrières autorité creuse
à moi les éléments
et puis cercle carré triangle
rouge et or et cuivre
sang et feu chants et rires.
lin sous science : trois plumes



































