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Les éditions Folle Avoine n'ayant pas encore mis en ligne la photo de couverture du dernier opus de Jean-Claude Le Chevère, je n'hésite pas à user de cette image pour illustrer mon article !

"Le ragondin", vient donc de paraître aux éditions Folle Avoine, dernier roman de Jean-Claude Le Chevère. Un moment de lecture vraiment enthousiasmant : le sujet n'est pas drôle, tant s'en faut, le personnage principal n'est pas vraiment sympathique, ceux qui peuplent sa vie non plus, et pourtant, et pourtant, si vous lisiez !

C'est l'histoire d'un ancien CPE (Conseiller Principal d'Education) qui s'occupe de sa mère dont la vue et la santé sont vacillantes, et entretient avec elle des rapports particulièrement houleux ; une vieille habitude depuis l'enfance, ne jamais être d'accord, se disputer, se bouder même, mais être indissociables. Et puis voilà que cet animal peu agréable, le ragondin, intervient dans leur vie, comme une métaphore de la maladie qui empoisonne la vie du couple mère-fils, des obsessions aussi de notre héros. Il s'agit donc de s'en prémunir, que ce soit par la pose d'une nouvelle porte dans cette maison de famille hors d'âge, ou par l'analyse et la réflexion qui obnubilent chacun d'eux.

L'auteur nous offre ainsi un roman passionnant sur les rapports humains, les illusions nourries de solitude qui pourraient devenir réalité au point de mettre la vie en danger, l'évolution des moeurs d'une époque en pleine mutation qui ne laisse guère de place à ceux qui ont connu d'autres temps. L'écriture est un régal, l'imparfait du subjonctif y joue une partition mélodieuse, et la lecture se fait impérative, au rythme du découronnement des pages.